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Quelle chance, dans un mois, le Père Noël nous apportera encore des ordures.
Les papiers-cadeaux, les emballages, les rubans, les décorations finiront au plus tard en janvier dans les incinérateurs, suivis de milliers de cadeaux inutiles mêlés à un tiers de la nourriture achetée par des yeux ignorant les capacités-limites du ventre.
Quelle aubaine pour les CPCU, SYCTOM, TIRU, VEOLIA… qui s’entendent pour restreindre le recyclage à la fraction symbolique tranquillisant les éco-consciences.
Les seuls et uniques matériaux recyclables à Paris sont ceux figurant sur l'affiche - plus le verre déposé dans des conteneurs spécifiques.
Les sacs en plastique ne peuvent plus être recyclés, depuis qu'une société a cessé son activité.
La situation est similaire dans d’autres régions de France, par exemple en Alsace, où le lobbying des industriels profitant des ordures rend la vie pou-belle, comme l’illustre Marion Gay dans la « Guerre des déchets », à regarder surtout à partir de la séquence 2 min 36 sec :
http://www.bakchich.info/article5902.html
Après Noël, plus que jamais, les usines de Saint-Ouen, d’Ivry cracheront de jolis nuages qui contrecarreront opportunément la tendance à l’allongement des durées de vie, trop coûteuses pour l’assurance vieillesses. La dioxine libérée par les cadeaux de Noël incinérés passera dans les poumons, ce qui rendra un peu plus compliqué l’enquête sur l’origine des cancers : sont-ils dus aux incinérateurs, à l’amiante, au tabagisme actif ou passif J ?
Quelle idée de vouloir chercher l’air pur et les sensations fortes dans les stations de sports d’hiver ! Le meilleur dépaysement est proposé à proximité de la capitale par l’usine du Syctom :
http://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=443
J’ai testé le
circuit touristique le 18 mai dernier, ce fut instructif. L’usine de plaisante architecture atteint le point de saturation avec les 630.000 tonnes de déchets ménagers produits annuellement par
1,3 millions d’habitants volontaires. Pour arriver à bout de toutes les matières jetées, il faut générer des températures extrêmes en brûlant du fuel, en utilisant une quantité énorme
d’électricité et d’eau de la Seine. Ce qui reste comme léger excédant de calories à la fin de la combustion est vendu à l’usine du chauffage urbain toute proche ou à l’EDF.
Dans l'ombre de la cheminée vivaient les plus pauvres.
Puanteur épouvantable
http://www.groupe-tiru.com/spip.php?article100
Jetez, citoyens, jetez tout, vous produirez ainsi de l’énergie pour la CPCU qui surchauffera vos appartements en vous remerciant de payer un prix indexé au gaz.
http://www.naturavox.fr/Fabrique-de-nuages-toxiques.html
Cependant, une minorité d’opposants au progrès de l’humanité joue les récalcitrants. Ces gens-là refusent d’alimenter les fours et les décharges et appellent sans se cacher au sabotage des poubelles au cri : « n’achetez plus rien » – un jour par an.
Au Canada, une télévision publique donne carrément la recette au boycott des biens de consommation courante. Où va-t-on, si tout le monde adopte les consignes du terrorisme vert ?! http://vieenvert.telequebec.tv/sujets.aspx?id=19
La croissance française, voire mondiale, serait complètement sapée. Mais heureusement, malgré la crise, le Père Noël viendra remplir les poubelles.