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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 18:35



Le 7 février 2008, le Rat est entré dans l’année, du moins dans celle des Chinois. Leur horoscope prévoyait : « une année favorable aux conserves, aux confitures, aux achats, aux prêts, aux emprunts et aux investissements.  Apparemment bonne financièrement, elle cache la possible misère des années à venir. Année favorable à la littérature (c’est vrai pour Le Clézio). Si votre enfant naît l’année du Rat, il sera plus heureux s’il naît en été », oui, surtout le 08/08/08 à l’ouverture des Jeux Olympiques.


 En tout cas, le Rat avec sa ratatouille a porté chance au cinéma.


Quant à être favorable aux affaires, l’année doit radicalement changer le cours des événements et des Bourses, avant l’arrivée du Buffle, le 26 janvier 2009. Le Buffle promet dès à présent : « Trop de travail pour tout le monde. On se tue à la tâche. Cultivez votre jardin, achetez une ferme, améliorez la vôtre. Risque de dictature. Les conservateurs l’emportent en général. »

 

Le Buffle a donné un verbe en allemand : « büffeln », cela signifie bosser comme une bête de labeur pour réussir les études.

 

Pour l’instant, seule la prévision : « faites des confitures » pendant l’année du Rat était judicieuse.

 

Dans beaucoup de pays, riches ou pauvres, le Rat a généré disette et pénuries, particulièrement au Cambodge, comme le relate Courrier International le 11 septembre 2008 :

 

« Le prix du rat a quadruplé cette année au Cambodge, où les autres viandes sont devenues inabordables. Vendu 1 200 riels l’an dernier, le kilo de viande de rat en coûte 5 000 cette année, rapporte le China Daily. Fuyant les zones inondées du delta du Mékong, les rongeurs se réfugient sur les hauteurs, où les villageois les attrapent plus facilement. La demande dépasse les frontières du pays : selon un responsable agricole, M. Ly Marong, le Cambodge exporte chaque jour au Vietnam plus de 1 tonne de rats vivants. »

 

Cela me donne l’idée de créer une start-up qui exportera tous les rats de Paris vers les pays où ils manquent cruellement.

 

 

 On trouve des rats déjà préemballés dans le quartier des anciennes halles

 

 

 

 

 



Présenté ainsi, il se vendra facilement











Si nous exportons le rat, il ne pourra plus rien grignoter dans l'Hexagone ni les réserves de blé, ni le gâteau de solidarité ou le pouvoir d'achat et nos libertés.


Dernière nouvelle : les Français, en bons rats, ou étant faits comme des rats, se précipiteraient dans les magasins qui vendent des coffres forts.

Le 13 octobre, l'indice NIKKEI n'influencera pas les autres, la Bourse de Tokio étant fermée pour cause de fête du sport.





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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 19:25

Une page sur ce blog ne supporte que quelques images, son poids est limité à 3 Mo.
Je vais donc insérer dans celle-ci encore quelques photos de nuit.











Chaises à Saint-Eustache

















 Piano à Saint-Merri








Les saints de Saint-Merri se sont retirés dans leurs cartons
















 Hugo Bonamin, www.bonamin.com/link



L'église, la nuit












Axel et l'ombre des visiteurs : pour une fois qu'on peut se séparer de son ombre








En contraste, les ombres saisies par la photographe :























C'était la première nuit blanche, en 2002, piscine des Amiraux















Les riches sont mal intégrés dans la société, place de la Madeleine en 2007
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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 18:53

 

 

La nuit est propice à la création.

 

Divaguons d’abord un peu et reprenons La création et son mythe, afin de suivre finalement un fil conducteur : pour les anciens Perses, quatre anges gardent et surveillent les quatre coins du monde. Les Indiens, Ceylanais et Birmans les placent au pôle du sud.

 

En Allemagne, ce furent quatorze anges gardiens qui étaient censés entourer mon berceau.

 

À Paris, à la tombée de la nuit, une affiche prévenait les noctambules : « Gare aux anges ».


 

Cela pouvait aussi bien signifier « Méfiez-vous des anges » que « La gare aux anges ».

 

Je cherchais par conséquent mon départ à la Gare de l’Orient, plus connue comme « Gare de l’Est ».

 








Et c’est là que mes anges gardiens m’ont fait monter dans un anthropomobile venant à point pour porter l’handicapée du genou que je suis jusqu’à la gare de Lyon, sur la scène de Bollywood.  Grâce à la merveilleuse prévoyance de mes protecteurs, le trajet en calèche qui se transformera en citrouille à minuit dura un temps record, soit une heure et demie. L’équipée croisa en route trois attelages sur les huit  en circulation ayant déjà rendu âme et batterie de secours. Après moi, peu de chanceux eurent encore le privilège de se faire transporter au milieu des dangereux carrefours de la Bastille, dans les rues en sens interdits ou fonçant au péril de toutes les vies sur les trottoirs. Subissant les regards et remarques de badauds à pied ou en voiture sortie tout droit du Mondial de l’Automobile, je n’avais ressenti aucune honte à me faire conduire par un esclave ; le jeune étudiant lyonnais gagnait 2 euros par kilomètre parcouru, inscrit sur son compteur – c’est la Ville qui payait, pour le passager c’était gratuit, ainsi que pour la publicité faite à la SNCF.

 

Nous étions encore le 4 octobre, jour d’anniversaire du premier vol de Sputnik - que j’avais vu filer devant ma fenêtre près du Rhin alors que j’étais âgée de 11 ans. Cette date était donc particulièrement indiquée pour continuer dans la voie qui ouvre et raccourcit l’espace et ainsi,  je me suis laissée emporter par Météor, me retrouvant en un instant au centre de la terre, c'est-à-dire dans le 1er arrondissement de Paris.

 

À quelques pas de la station, j’ai pénétré dans l’église Saint-Merri, située à l’intersection de l’ancienne voie romaine Nord –Sud. La petite église porte le nom d’un saint oublié qui, en venant à Paris, aurait semé des prodiges sur son chemin, délivrant les prisonniers et guérissant les malades. La paroisse lui est restée fidèle, elle milite activement 

 

« Dans un contexte particulièrement répressif (quotas d’expulsions, évincement de la Cimade de son monopole d’assistance juridique au sein des centres de rétention, volonté de fichage généralisé, etc.), le RCI s’emploie à conforter ses principales actions - permanence juridique, cours de français - et ses orientations, à commencer par la sensibilisation des communautés chrétiennes à l’accueil de l’étranger.

 

Nos 2 activités principales dans l’accompagnement des "sans-papiers" sur le chemin de l’insertion : la permanence juridique et le cours de français.

 

http://www.saintmerri.org/ 

http://reseau-chretien-immigres.org/ 

Sur les présentoirs de Saint-Merri trône le « Petit Guide pour lutter contre les préjugés sur les migrants ».

De telles lectures et activités ne plaisent pas beaucoup, ni aux socio-démocrates, ni à l’ordre établi, et même pas à la rédaction de La Croix qui ne mentionna pas ce lieu d’événements culturels - au sens large - parmi les onze églises participant officiellement à la Nuit blanche.

 

Hier soir, je n’aurais visité cette église si je n’avais voulu m’assurer que Hugo Bonamin répond toujours présent par ses œuvres à la nuit la plus blanche de toutes. http://www.bonamin.com/ 

Et en effet, son esprit planait au-dessus de nos têtes. Il nous fit voir les sièges qui se placent de plus en plus haut, invitant à prendre la perspective ex cathedra. Avant d’être cet observateur en hauteur, le spectateur se place dans le périmètre de la Coupole des interprètes , une autre création de Hugo, où évoluent et se mettent à planer des acrobates aux sons de diverses interprétations, notamment en référence aux activités du CPHB pour la défense des droits de l’homme, sa reconnaissance d’autres cultures, d’autres utopies (Argentine, Bénin, Roumanie avec des valses jouées par des Rom, Sri Lanka, Algérie, Suisse, le 9/3 et son rap dansé…).

 







Des Japonaises ont trouvé la porte ouverte, se sont promenées dans la nef, puis sont montées sur les marches de l’autel qu’elles ont inspecté de tous les côtés, comme nous le ferions dans leurs temples ou comme un architecte à la recherche de détails à restaurer. Hésitant un moment à grimper sur la chaise ou carrément sur le symbole de la cène pour occuper la meilleure place pour un photographe, elles se sont finalement installées sur les sièges réservés au clergé. Tout était permis, ce soir-là, mais bizarrement, personne n’a osé franchir les limites.

 

Après cette halte qui comportait aussi une buvette et un petit buffet, il était temps de rejoindre une autre Station.

 

Celle-là aussi était plutôt confidentielle. Mon ex-camarade de cours municipal en création visuelle m’avait spécialement invitée, 

 

Axel Rogier-Waeselynck. Je le cite :

 

Stations

 

Installation interactive sur la placette à l’angle du quai de Valmy et de la rue Jean Poulmarch, dans le 10e arrondissement.

 

Explication : à mi-chemin entre le mobilier et la sculpture, Stations est une structure phosphorescente qui, exploitant les propriétés photosensibles, conserve la trace des corps et des objets avec lesquels elle entre en contact. Cette œuvre interactive invite le public à participer et devient point de rencontre, catalyseur d’échanges.

 

www.101112.fr

 

Félicitations, Axel ! Parmi les 18 meilleures photos de 20 Minutes, « Stations » est en 4e position.

 

 

 

 

Sur le chemin du retour, je me suis reposée à l’orée de la Forêt des Mânes, plantée au Centre International d’Accueil et d’Échanges des Récollets. Nous y étions toujours dans le culte et la culture, un véritable enchantement.

 

 

Minuit passé, le charme allait être rompu, des gouttes se mirent à tomber. Les anges gardiens me recommandaient de rentrer vite en métro, et ce fut de bon conseil.  Quelques minutes plus tard, le trafic sur la ligne 4 cessa, car un voyageur avait été lâché par ses anges protecteurs et perdu la vie à Saint-Michel…, la pauvre victime n’avait pas compris le message « Gare aux anges ».

 

 

 

Le jour suivant la nuit est gris.

Gris par les nuages réels et symboliques. Le pape n’a pas aimé la soirée selon Saint Merri. Il vient de lancer dans son homélie : "Des nations un temps riches de foi et de vocations perdent désormais leur identité propre, sous l'influence délétère et destructrice d'une certaine culture moderne". Il commence en Italie le marathon de lecture biblique à la télévision…

Pour sûr, l’adjoint à la Culture du maire de Paris, Christophe Girard, aimerait bien regarder cette performance biblique à la télévision italienne, il dit, s’exprimant sur la Nuit blanche : "Les églises, comme les théâtres ou les universités sont les lieux de savoir et ouvrent une voie vers une dimension spirituelle de la vie". 

Il est ému par l’implication des 80 bénévoles de la paroisse Saint-Eustache agréée et financée officiellement par la Ville pour la Nuit blanche.

 

Moi, ce que j’avais cherché et trouvé, c’est la dimension culturelle de la vie, la joie que communiquent la créativité et la création humaine.

L’art n’existe que par le regard : le regard intérieur et extériorisé, l’œil qui observe et écoute – le regard du créateur et du destinataire. Sans l’art, il n’y a pas de bonheur, ni de poésie, ni de créativité, donc pas de réflexion, pas de science, pas d’évolution, ni d’échanges.

 

Malgré une soirée dans l’ensemble agréable, il n’empêche : nous ferions certainement mieux de faire des nuits blanches quand bon nous semble, et pas uniquement sur commande de l’Hôtel de Ville qui avait eu l’idée en 2002, quand les fêtards décidèrent d’aller s’amuser plutôt à Londres ou à Hong Kong, estimant qu’il n’y avait plus de vie nocturne à Paris. C’était donc une opération marketing pour faire remplir de nouveau les boîtes et d’autres lieux de réjouissances nocturnes parisiens, excellente source pour la TVA et la taxe professionnelle.



Rayon vert le 1/2 octobre 2005 entre l'Observatoire et Montmartre, le long de la Méridienne de Paris pour mesurer la vitesse de la lumière. Résultat une moyenne de 299 840 km/s.




 

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 18:23

Mardi soir, j’ai pris le train en marche à la gare centrale de Zurich. À la recherche de l’Arnaque en ces temps de préoccupations matérielles, je zappais entre plusieurs écrans et fus captivée instantanément par le cadeau offert aux Suisses de passage dans le hall des pas perdus - un opéra lyrique qui, pour une fois, fut plus captivant qu’un western, plus surprenant qu’un match de foot.



J’ignore combien de voyageurs ont raté leur correspondance, combien de badauds et artistes ont pris froid dans les courants d’air. Je sais en revanche que pour les téléspectateurs et internautes, le spectacle fut émouvant : 

La Traviata

de Guiseppe Verdi

Opéra en 3 actes et 4 tableaux
Livret de Francesco Maria Piave
d'après "La Dame aux Camélias" d'Alexandre Dumas
Créé le 6 mars 1853 au Teatro La Fenice - Venise

 

Tra voi tra voi saprò dividere
il tempo mio giocondo;
Tutto è follia nel mondo
Ciò che non è piacer.
Godiam, fugace e rapido
e'il gaudio dell’amore,
e'un fior che nasce e muore,
ne più si può goder.
Godiam c'invita un fervido
accento lusighier.

 

Pour chanter cet air, il faut être une grande soprano, comme Eva Mei. Tout le monde, en revanche,  sait fredonner le chœur des Bohémiens qui est un moment fort de la scène du bal masqué ; or le plus souvent, l’auditeur occasionnel ne sait pas le situer dans son contexte.

 

L’histoire du drame sentimental se déroule dans les salons parisiens du 19e siècle. Le metteur en scène, Adrian Marthaler, a osé la transposer au cœur d’un lieu de transit. Dans l’ensemble, le changement de lieu a été une réussite, en ce qu’il insérait l’œuvre dans notre époque et rapprocha les interprètes des spectateurs.

 

Les paroles du livret n’ont pas été modifiées pour l’occasion, ce qui donna quelques scènes cocasses : « Prend l’argent dans ma commode » - alors que Violetta était assise dans la salle d’un restaurant de la gare ; sa servante interpréta « commode » par « sac à main »…

 

http://www.arte.tv/fr/Echappees-culturelles/traviata/2198144.html

 

 

Pendant l’entre-acte, quelques spectateurs et participants ont pu exprimer leur enthousiasme devant les micros d’Arte. Certains ont manifesté le souhait de voir prochainement dans les mêmes conditions « Le Hollandais volant ». Hollandais volant ? Il est vrai que les Suisses de Zurich parlent comme leurs voisins allemands qui ne connaissent pas « Le vaisseau fantôme »…

 

En parallèle à la retransmission en direct se déroulait un tchat animé sur http//www.arte.tv/. Gabriella y dit notamment : « Tout simplement formidable. Il faut que le spectacle vienne à Paris, il y a plein de gares… »

 

Je ne vois que la gare de Lyon, à la rigueur la gare du Nord, qui pourraient prendre le relais. La gare Midi à Bruxelles ressemble comme une jumelle à celle de Zurich. A Paris, c’est la gare de l’Est qui avait parfois donné accès à la culture – mais pour des impératifs de rentabilité financière, ces manifestations ne sont plus que des souvenirs.



 

A tous ceux qui n’ont pas vu La Traviata mardi soir, il reste exactement 21 jours pour la regarder en différé sur http.www.arte.tv/traviata ou, plus facile, sur http//plus7.arte.tv.fr. Ce sont 96 minutes de bonheur ! J’aimerais bien qu’Arte rende définitivement accessibles toutes ces belles émissions, comme les Théma sur la Chine, l’Inde, Archimède… Pourquoi les retirer des archives au bout d’un temps restreint ?

 

 

 

 

 

Dernier ajout : l’audimat du 30 septembre 2008.

 

La Traviata a été suivie par 343.000 téléspectateurs en France, soit 1,4 % de part d’audience et par 577.000 spectateurs de la SF, soit 34,4 % de part d’audience.

 

www.sf.tv/sf1/latraviata/index.php

 

 

A comparer avec le suivi des programmes sur les autres chaines françaises au même moment :

TF1 – Football, 6.583.000 =  27,5 %

France2 – Françoise Sagan, 4.266.000 = 17,5 %

M6 – Desperate Housewives,  3.883.000 = 15.3 %

France3 – L’arnaque, 3.227.000 = 14,5 %

 

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 09:45

Ceci est mon premier article dans un blog. Il a été créé après quelques autres tentatives, pendant lesquelles j'ai laissé cramer mes pommes de terre. Ce n'est toujours pas parfait, il suffira de persévérer.



La publication de photos est limitée en volume et soumise à des restrictions : pas d'images de personnes, ni de constructions, tout doit être libre de droits d'auteurs... Cela réduit sensiblement le champs des possibilités.

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