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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 11:20

Sciences au Grand Palais

 

Y a-t-il plus important que la crise financière, le pouvoir d’achat, les courses pour Noël ? -Oui, la familiarisation avec les sciences.

 
Elles sont partout dans notre quotidien et détermineront notre avenir. Un citoyen ordinaire peut contribuer à la recherche, au débat et lorsqu’il s’adonne à l’écriture s’intéressera aux  rapports entre un écrivain et son ordinateur.

 

Je suis donc allée faire mon enquête au Grand Palais où j'ai rencontré, entre autres, un jeune chercheur présent au lancement LHC, collisionneur de particules.












 

L’après-midi était trop court pour étudier à fond tous les aspects de la science fondamentale en gestation ou les applications réalisées et à venir.

 

La Station Biologique de Roscoff présenta des aquariums remplis de petits animaux marins étonnants, quelques récipients avec des têtards et fit voir sous le microscope des tout petits venant de naître. Leur évolution était transmise en direct sur un écran où je crus déceler une forme de communication entre ces petits êtres. Je suggérais à un jeune chercheur d’étudier leur comportement à ce stade et d’en faire une thèse – il me tiendra au courant.

 

Dans l’espace réunissant les nanotechnologies étaient exposées toutes les applications déjà présentes dans notre quotidien. Une part importante était réservée aux recherches en cours mettant en relief certains dangers pour l’homme et l’environnement. J’avançais l’idée qu’on pourrait probablement bloquer les nanoparticules  s’échappant lors de manipulations en leur envoyant des nano neutralisateurs.  J’avais visé juste : les plus petites particules s’agglutinent en effet aux plus gros, perdant ainsi leur dangerosité. La recherche sur la maîtrise des dangers est en cours.

 

Interrogeant une spécialiste du Muséum d’Histoire Naturelle sur les maladies touchant actuellement une majorité de plantes à Paris, je ne fus pas très rassurée sur l’avenir en vert de la capitale. Fleurs, buissons, arbres à l’extérieur et à l’intérieur des maisons sont apparemment atteints de champignons qui les font périr. La scientifique n’a que des solutions brutales : puisque la ville offre un climat hostile, il faut éliminer les plantes ou bien leur faire subir une chimio radicale, dangereuse également pour l’homme. Je lui demandais que deviendrait l’homme si l’on devait éliminer les malades ou les arroser de produits chimiques. La spécialiste des plantes pense que l’on pourrait être tenté en effet  d’isoler tous les mal adaptés et qui n’ont pas leur place dans la société comme les plantes exogènes…

 

Sur le stand de Danone, un chercheur finit par adopter mon avis : cette entreprise utilise les chercheurs pour perfectionner ses arguments marketing afin de vendre les yaourts cautionnés scientifiquement quatre fois plus cher que les yaourts normaux pas moins bénéfiques pour la santé. Une autre personne engagée par la firme ainsi qu’une chercheuse rémunérée par Pfizer s’offusquèrent de mes critiques émises au sujet de leurs rôles, des rapports « scientifiques » et de la partialité de leurs travaux : elles m’ont vivement priée de quitter le stand.

 

Ailleurs, une dame voulait que j’achète des produits précuits, meilleurs pour la santé : du riz, du fonio… devant mon refus elle resta perplexe, ne comprenant pas tant de réticence au progrès.

 

La jeune présentatrice du rayon exposant des aliments avec ou sans manipulation génétique n’osa donner son avis personnel – c’était d’ailleurs la tendance générale sous la verrière : les jeunes scientifiques et les moins jeunes gardent leurs opinions pour eux, au lieu de jouer leur rôle de lanceurs d’alerte.

 

Au détour d’une allée, je me trouvais nez à nez avec la ministre coiffant la Recherche, Valérie Pécresse qui prétend vouloir « renforcer le lien entre science et société ». Elle se soucie moins des liens entre chercheurs, science, politique et business…. et diminue le rôle de l’État qui, à mon avis, devait allouer le budget le plus important à la recherche, la financer intégralement en mettant l’accent sur la recherche fondamentale et de se faire rembourser par l’industrie qui profiterait des retombées.

 

 

Une belle banderole déroulée par les défenseurs du Palais de la Découverte, quelques interventions et remises de lettres par des chercheurs lui ont rappelé certaines incohérences entre paroles et actes. J’ai profité de l’occasion pour réclamer bruyamment le retour de l’émission « Archimèdes » à la télévision. [À mon regret, mes quelques échanges avec la ministre n’ont pas été enregistrés par mon appareil]. Elle m’a répondu qu’elle adhère à ma demande : chiche, il faudra lui faire respecter sa parole, qu’elle signe l’appel et oblige les télévisions publiques de diffuser l’émission : http://sauvonsarchimedes.free.fr/

 

Cependant, avec une telle ministre et un tel gouvernement, la Recherche française a des soucis à se faire :

 http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/11/14/valerie-pecresse-et-les-chiffres-du-cnrs.html

 

 

Une nouvelle attraction touristique est désormais offerte par l’Andra qui propose sur son stand : « Visitez les sites de l’Andra » : centre de stockage de déchets radioactifs, notamment. Les visiteurs rentreront rayonnants de leurs vacances radieuses J .

 

Tous ces parcours seront repris et encore mieux présentés pendant la Fête de la Science, du 17 au 23 Novembre par l’UPMC (Université Pierre & Marie Curie).

fetedelascience@upmc.fr

 

 

Faites pousser vos graines de science !

 

Méfiez-vous des infusions. Restez à l’écart de ceux, y compris des décorés de prix Nobel, qui veulent prouver l’existence d’une loi universelle immuable, indiscutable. La science ne sert pas à donner des réponses catégoriques, elle doit poser les questions.

 

Pourquoi a-t-on éliminé l’émission ARCHIMEDES de la télévision ? – Elle rendait le téléspectateur trop intelligent, le citoyen-électeur méfiant. La goutte qui fit déborder le vase des programmateurs et observateurs politiques, la voici la séquence incriminée (malheureusement sans les illustrations rigolotes) :

 

http://archives.arte.tv/hebdo/archimed/20010102/ftext/sujet4.html

 

Élection

"Il faudrait que nous ayons un système électoral juste, s'exclama Archiprime, l'élève d'Archipi, c'est-à-dire qui reflète au mieux les choix des électeurs."

"Hélas, gémit le professeur Archipi, cela est impossible. Le résultat du vote dépend du système utilisé.
Voyons cela pour une élection pour la présidence de l'Union Européenne où nous avons cinq candidats, par exemple François, Esperanza, Marcello, Ute et John, et admettons que leurs électeurs se répartissent selon six possibilités : ainsi 7,2 millions d'électeurs placent en premier choix François, en second Marcello, en troisième John, en quatrième Esperanza et, enfin, en cinquième choix, Ute. 4,8 millions d'électeurs placent au premier rang Ute, en deuxième rang John etc., comme sur le tableau.

Notre premier système électoral, continua Archipi, est une élection à un tour : chaque électeur vote pour son premier choix. François est élu avec 7,2 millions de voix.
"Ce n'est pas un système juste, s'exclama Archiprime, car 14, 8 millions de personnes lui préféraient un autre candidat. François est élu par moins d'un tiers des votants.
"Alors, examinons le système électoral français actuel, continua Archipi, où François et Ute sont les deux candidats qui ont eu le plus de voix au premier tour. Alors les électeurs des quatre autres groupes votent, au second tour selon leur ordre de choix.

Comme les électeurs des quatre derniers groupes préfèrent Ute à François, la candidate allemande est élue avec l'écrasante majorité de 14,8 millions d'électeurs contre 7,2 pour le candidat français.
" Quel que soit le système électoral, avança Archiprime, le résultat sera toujours un de ces deux candidats, François ou Ute. Ce n'est pas si injuste… "

Que nenni, lui répondit le professeur Archipi ! Prenons un système à plusieurs tours où, à chaque tour, on élimine le candidat qui a le moins de voix. Ce système correspond au dicton selon lequel les électeurs éliminent plus qu'ils ne choisissent. Au premier tour, John, qui n'obtient que 2, 4 millions de voix, est éliminé.
Au second tour, 1,6 million des voix de John se reportent sur Ute, leur second choix, et 0,8 million sur Esperanza. Aussi, Marcello est éliminé au second tour.
Les votes se reportent au tour suivant sur Esperanza, ce qui entraîne l'élimination de Ute.
Comme les électeurs de Ute préfèrent Esperanza à François, c'est la candidate espagnole qui est élue, avec 14,8 millions de voix.

"Et si nous utilisons le système du mathématicien Borda, demanda Archiprime, où chaque électeur attribue 5 points au premier choix, 4 au deuxième choix, 3 au troisième, etc.? Avec ce système à un tour, qui serait élu ?
" Faisons les comptes, répondit Archipi.
Le vainqueur est le candidat italien, qui obtient, en suivant les colonnes de gauche à droite, 76,4 millions de points.
(7,2 x 4) + (4,8 x 3) + (4 x 2) + (3,6 x 5) + (1,6 x 3) + (0,8 x 3) = 76,4 millions.
"C'est exact, j'ai fait les comptes pour les autres qui obtiennent moins de points. J'hallucine, s'écria Archiprime.
(Totaux pour les autres : 75,6 millions pour John; 64,8 millions pour Esperanza; 62,4 millions pour Ute; 50,8 millions pour François)

"Le seul candidat qui n'ait pas gagné avec un des quatre systèmes électoraux que nous venons d'examiner est John, le candidat anglais : nous allons le faire gagner avec un dernier système, le système de Condorcet. Dans celui-ci, nous opposons chaque candidat à tous les autres, et nous comptons celui qui a le plus de victoires.
John gagne contre Ute : elle obtient 7,2 + 3,6 + 1,6 + 0,8, soit 13,2 millions de voix, alors que Ute n'obtient que 4,8 + 4, soit 8,8 millions de voix. Et il gagne également contre tous ses autres opposants. Tu pourras le vérifier, Archiprime !

"Avec ces cinq systèmes électoraux qui semblent également justes, nous avons cinq résultats différents, continua Archipi. Ceux qui choisissent le système électoral déterminent l'heureux gagnant. C'est sur des considérations de cet ordre que Kenneth Arrow, prix Nobel d'économie en 1972, prouva qu'il n'y avait pas de système électoral qui soit juste. La démocratie parfaite est un rêve impossible ! "

Vous voulez en savoir davantage sur les contenus des émissions ? Ouvrez les liens ci-dessous et imaginez les animations apparaissant sur l’écran :

 

http://archives.arte.tv/hebdo/archimed/20000307/ftext/sujet5.html

 

Le programme presque complet :

 http://archives.arte.tv/hebdo/archimed/20000919/dtext/

  

http://www.sfrs.fr/index.php?page=fiches,view,158,4,7,21,,,search_this_word,5

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 20:45

 

9 novembre

 

« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts » - Newton.

 

































Est-ce une coïncidence  que le Mur de Berlin fut ouvert  en 1989 un 9 novembre, anniversaire de la proclamation de la république de Weimar à la fin de la Première guerre mondiale (1918) et date du putsch d’Hitler à Munich (1923), de la Nuit de cristal (1938) ?

 


Ce mur, qualifié « de la honte » par les occidentaux, mais appelé « rempart de protection anticapitaliste » (antikapitalistischer Schutzwall) derrière le rideau de fer, a été construit alors que les citoyens dormaient à poings fermés dans la nuit du 12 au 13 août 1961. Avec cet ouvrage en béton armé, le régime voulait stopper la diminution de sa population dont 47.000 personnes étaient déjà passées à l’Ouest. Pourtant, la muraille ne mit pas fin aux évasions.

 

Aucun État n’a jamais pu se protéger efficacement et durablement en érigeant des murs et des murailles, certains ouvrages sont entrés dans les livres d’histoire, quelques-uns subsistent comme témoins de leur époque et en tant qu’attraction touristique, tels la Grande Muraille de Chine (que l’on ne peut pas voir à l’œil nu depuis l’espace), les fortifications de Vauban, la Ligne Maginot, le Mur de l’Atlantique… Souvent, les remparts enfermaient davantage les populations qu’ils ne protégèrent contre l’ennemi.




 
















À Leipzig, les prisonniers de la République avaient commencé à tourner le dos à leur république très tôt











et plus massivement le 9 octobre 1989, car ils n’eurent qu’une envie : parcourir le vaste monde, pas seulement les pays autorisés par les régimes à l’Est.

 

 

 



 


Après la réunification (« Wiedervereinigung » comme on dit à l’Ouest), après le « Tournant » (« Wende » pour les Allemands de l’Est), les anciens « Ossis »  se sont rapidement  rendu compte que d’autres murs restaient à franchir, les murs dressés par l’argent, l’égoïsme, la bêtise…

 

Ils ont découvert même des murs érigés pour la Paix…




Dont l’un est contesté à Paris :

 

http://democratie-nationale.over-blog.com/article-18878911.html

 

« Il faut débarrasser le champ de Mars de cette vilaine verrue. Le mur de la paix était un monument provisoire : happening maçonnique d'une artiste (mal) inspirée, Clara Halter (femme d'un écrivain dont j'oublie le nom). Le provisoire a trop duré. If faut dire que ça devait être si plaisant aux bobos à vélib' d'avoir ce truc en plastique sur le champ du dieu de la guerre et face à l'école militaire.

Je sais bien qu'au pied du mur tous les alcooliques du quartier viennent trinquer à la paix universelle ; je sais bien que la jeunesse encannabissée vient y fumer le calumet de la paix ; je sais que la bourgeoisie locale aime aussi y célébrer la concorde sociale entre gens de même milieu, lors de pique-niques mondains arrosés au champagne.

Mais s'il vous plaît, ce mur est vraiment trop moche. Qu'on l'enlève! « 

 

 


S’emmurer dans ses certitudes, dans l’erreur, entre quatre murs et ses habitudes –est-ce une bonne protection ? Quand il sera trop tard, on pourrait s’apercevoir d’être fait comme un rat (Céline en 1932 dans son « Voyage au bout de la nuit ». Encore une année mémorable, cette 1932 : en raison de la crise financière, l’Allemagne décide de ne plus honorer ses dettes, tandis que la France avec une déflation de 8,3 % et un fort recul de sa production industrielle invente le presse-purée).

 

Beaucoup d’ex-Allemands de l’Est ont cherché à entrer dans des cages dorées posées à l’Ouest, conçues par le monde du capital. Ils subirent une forme de propagande, nouvelle pour eux, largement répandue par la télévision et la publicité  championnes des récupérations et du détournement des mots.

 

 








Ainsi après le 9 Novembre, le 21 novembre on commet la journée mondiale de la télévision, cependant sans condamner les populations à passer la journée entière devant le petit écran.

 

Attention à cette journée-piège, proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1996, afin d’encourager des échanges mondiaux de programmes télés centrés sur la paix, la sécurité, le développement social et économique et l’amélioration de l'échange culturel. On en voit le résultat au niveau récupération et lavage de cerveaux :





Novembre comporte beaucoup de croix, le mois si gris a un calendrier bien rempli : 1er, 7, 9, 11, 16, 19, 21, 23, 27 en intégrant les dates importantes outre-Rhin.

 

 

 

Quelques dates germaniques nécessitent d’être expliquées aux Français. Le 11-11 à 11h11 est connu en pays rhénans uniquement pour le lancement officiel du carnaval. Plus triste en revanche sera le 16 novembre cette année (11 jours le séparent du 1er Avent) : journée de Deuil National. Le 19 novembre, les Allemands doivent se repentir et prier (Buß- und Bettag), les boulangers plus que les autres : ils avaient vendu 1 kg de pain en 1923 lors de l’hyperinflation pour 233 milliards de Reichsmark.

 

 

 

Le dernier dimanche en novembre précédant cette année le 1er Avent tombe le 23, la journée commémorant tous les morts.

 

 

 Les murs de la synagogue à Leipzig : disparus.









 


Malgré les événements du 9 novembre 1989, on cloisonne encore un peu partout dans le monde: entre le Pakistan et l’Afghanistan, entre les USA et le Mexique (300 km), entre les quartiers sunnites et chiites à Bagdad, entre la Géorgie et l’Abkhazie, et on n’a toujours pas fini de renverser les séparations entre Israël et les Territoires Palestiniens, entre la Chine et la Corée du Nord…

 

Quelqu’un a dit : « Ces murs sont à chaque fois un aveu de faiblesse de ceux qui les dressent, qui espèrent ainsi se créer un rempart de dernier recours ». Je prends cette considération au sens figuré comme au sens propre et l’applique aussi bien aux individus qu’aux États.



 






























Si vous voulez vraiment vous entourer de murs, alors choisissez un mur fait de confitures ou un mur qui projette de la lumière !



 

 















Cependant, méfiez-vous même des plus jolis : soit ils vous enfermeront, soit ils s’effriteront.








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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 10:01

Quelles sont les questions vraiment importantes à se poser en ce 5 novembre 2008 ? 

J

1.      Combien de temps Georges Double-V Bush pourra-t-il s’asseoir encore sur son fauteuil dans le bureau ovale de la maison blanche ? – Réponse : 75 jours, 15 h et 15 minutes.

2.      Quel camp d’électeurs américains a vraiment le sens de l’humour ? Réponse sur : 

 

http://www.nytimes.com/2008/11/04/science/04tierney.html?_r=1&em&oref=slogin

http://blogs.psychologytoday.com/blog/predictably-irrational/200810/who-enjoys-humor-more-conservatives-or-liberals

(Cela doit être vrai aussi en France où la Gauche ne rit pas souvent).

  3.      Quelles étaient les précautions prises par bon nombre d’Américains, à la veille du scrutin ? 
       Réponse : Ils ont acheté des armes.

4.      Quels résultats tombés des urnes sont les plus importants pour les citoyens américains ? Réponse : au South Dakota et au Colorado, 75 % de la population ont approuvé le droit à l’avortement par voie référendaire.  En Californie, en Floride et en Arizona, environ 60 % des votants se sont déclarés opposés au mariage d’homosexuels. Dans les États du Michigan et du Massachusetts les lois antidrogue ont été adoucies par référendum, la possession de 28 g de marihuana n’est plus un délit, passable seulement d’une petite amende.

5.      Quelle est la première avancée significative dans le monde, due à l’élection de Barack Obama (attention : elle doit encore être confirmée !) ? Réponse : Le président kenyan a déclaré jour férié le 6 Novembre.

6.      Quelle est la différence entre les États-Unis et la France ? Réponse : Les USA n’ont pas retransmis en direct l’élection du Président français.

 

7.      Quelles sont les assurances données au 44e  chef d’état américain ? Réponse : L’Allemagne, la France, l’Union Européenne, le Japon soutiendront l’Alliance de l’Atlantique Nord (OTAN, NATO) ; ces États feront tout pour renforcer la puissance américaine pour qu’elle reste le leader de la gouvernance mondiale.

 

8.      Qu’est-ce que l’effet “Hambone” ? Réponse visuelle :

 

 

9.      Qu’est-ce que le “reindeer effect” ? Réponse : Le « reindeer », le caribou, traine le père Noël et fait rêver les enfants. Est-ce en connaissance de l’effet caribou que les traders du CAC 40 hésitent aujourd’hui à faire monter les cours ?

         

10.      Quelle était la seule question traitée par les deux candidats lors de leur premier débat en entrant dans la course ? Réponse : Leur rapport avec Dieu ; ils ont promis de combattre le Mal.

11.      Quel péché le plus grave a été avoué par Barack Obama ? Réponse : Avoir fumé du shit et bu de l’alcool.

12.      Pourquoi la religion est-elle omniprésente en politique ? Réponse : à vous de la donner.

 

 

http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/barack-obama-john-mccain-et-dieu/1447/0/267480

 

 

 

 

 

 

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 10:11

 

 

 

Regard d’artistes sur la politique

 

 

Newsletter de Ben du 3 novembre 2008, extraits :

 

il y pas de quoi rire

et pourtant j’arrive a rire

rire du chaos qui arrive

rire de ma mémoire que je perds

rire de ma bite qui bande plus

rire du steak trop dur a couper

rire de la crise financière

rire de na pas savoir quoi peindre

rire du cul de sac dans lequel l'art se trouve

 

BEN SUR BEN

Il y a longtemps en 1964 j'ai écrit

"A partir du moment où je décide qu'une chose

est œuvre d'art elle le devient "

C'était pas si mal que ça pour cette époque

 

 

 

http://www.ben-vautier.com/

 

Pour me faire rire, un internaute m’a envoyé cette photo prise le 13 avril 2008, puis transformée avant publication le 20 mai 2008 sur http://sarkostique.over-blog.com/article-19741521-6.html#anchorComment

 

 

 

Tout l’art du photomontage ! Quelques provinciaux s’étaient demandé si le panneau indicateur est bien réel. Je suis allée faire mon enquête.

 











Le panneau existe bel et bien à la sortie de la station de métro Champs-Élysées-Clémenceau, avec les mêmes imperfections, mais une autre inscription :

 

 

Ce moquer du pouvoir en place, c’est un art pratiqué depuis toujours en France.

 













Ce qui reste du panneau en 2010 :P1140438

 

P1140434

 

 

 

  

 

Parfois, la réalité est plus forte que la caricature.



 


































                                                                                   http://www.theatreguignol.fr/























Certains artistes éprouvent néanmoins plus de plaisir en offrant leurs visions subjectives aux admirateurs :

 

 

 






Sculpture de Mougey qui m’avait impressionnée le 21 juin 2007 au 7 rue Campagne Première à la Galerie André Girard.

 

 

 

 






http://pariscroquenote.blogspot.com/2007/04/battre-la-campagne.html





























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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 20:24


Titre accrocheur sur la page Orange en ce premier novembre :

« 30 % des Français choisissent de se faire incinérer. »

Sont-ils à ce point déprimés qu'ils veulent déjà quitter définitivement la France ? Ou leur civisme, les pousse-t-il à l'extrême pour faire diminuer le chômage ?

Il se pourrait aussi qu'ils aient envie d'échanger leur demeurre un peu triste contre une plus joliment décorée, vue au cimetière de Montmartre :




On reconnaît la mise en scène professionnelle






















 Halloween dans l'Allée des anges : les enfants préfèrent cette fête à celle des morts.



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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 11:42

 B l a n c




       

                             Le blanc à Paris est gris.

Derrière chaque mouton noir se cache une foule de moutons blancs.

Il faut battre le blanc de l’œuf tant qu’il est frais. :-))

  Maximes d’Anne-Marie

 

 
















Voici ma plus belle page de photos :

 

 

 

Les plus belles photos sont celles que je n’ai pas prises.

 

 

   

 

Pourquoi évoquer le blanc aujourd’hui, presque quatre semaines après la nuit blanche ? : Encore deux degrés Celsius en moins, et le blanc manteau tombera du ciel sur la ville.



 



























Le blanc l’emportera peut-être dans quelques jours aux États-Unis sur le noir – pourvu que non …
:-))
 

 

 













Chez nous à la télé, le blanc cède quelques strapontins au noir.












Kamini j'suis blanc
envoyé par kamini




Le blanc est souvent dominant :





Les Happy Fews aux Champs, en blanc, naturellement :





















Cependant, sans couleurs venues d'ailleurs la vie serait bien triste :



Je n’ai qu’à remplir des pages blanches avec les merveilleuses trouvailles dénichées sur Internet. C’est comme à la feue Samaritaine….




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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 18:31



Rouge

 

   

 



 Rouge

Michel Sardou 

Rouge
Comme un soleil couchant
De Méditerranée,
Rouge
Comme le vin de Bordeaux
Dans ma tête étoilée,
Rouge
Comme le sang de Rimbaud
Coulant sur un cahier,
Rouge
Comme la mer qui recouvre
Le désert de Judée.

Rouge
Comme les joues d'un enfant
Quand il a trop joué,
Rouge
Comme la pomme qui te donne
Le parfum du péché,
Rouge
Comme le feu du volcan
Qui va se réveiller,

Rouge
Comme cette étoile au cœur
De ce dormeur couché.
Comme un oiseau tué
Par un chasseur tragique,
Comme un acteur blessé
Par les cris du public,
Comme un violon brisé
Qui rejoue l'Héroïque,
Comme la vision glacée
Du dernier Titanic.

 

 

 

 

 

 

 











 

 

La saison apporte fraicheur, vignes rouges, fruits de mer.




























Les terrasses sont chauffées, d’autres ont tiré le rideau.

 

 












































































Avenue Montaigne, c’est déjà Noël.


































Souvenirs d’enfance, la robe rouge…












































On voit les colonnes de Buren en rouge







Piano aux touches rouges


#13 AaRON - U-Turn (Lili)
envoyé par lecargo






Rouge en russe se dit Кра́сная qui est synonyme de « beau ». Ce qui fait de "L’armée rouge " « La belle armée ».













http://www.dailymotion.com/video/x5v594_lhymne-russe-chante-par-larmee-sur_news














Et que la place Rouge était belle pour Gilbert Bécaud en 1964 et pour moi en 1975…


1964 : Nathalie

 

 

La Place Rouge était vide
Devant moi marchait Nathalie
Elle avait un joli nom, mon guide
Nathalie

La Place Rouge était blanche
La neige faisait un tapis
Et je suivait par ce froid dimanche
Nathalie

Elle parlait en phrases sobres
De la Révolution d'Octobre
Je pensais déjà
Qu'après le tombeau de Lénine
On irait au Café Pouchkine
Boire un chocolat

La Place Rouge était vide
Je lui pris son bras, elle a souri
Il avait des cheveux blonds, mon guide
Nathalie, Nathalie

Dans sa chambre, a l'université
Une bande d'étudiants
L'attendait impatiemment
On a ri, on a beaucoup parlé
Ils voulaient tout savoir
Nathalie traduisait

Moscou, les plaines de Krim
Et les Champs-Élysées
On a tout mélangé et on a chanté
Et puis, ils ont débouché
En riant à l'avance
Du champagne de France
Et on a dansé

Et quand la chambre fut vide
Tous les amis étaient partis
Je suis resté seul avec mon guide
Nathalie

Plus d'questions de phrases sobres
Ni d'au Révolution d'Octobre
On n'en était plus là
Fini le tombeau de Lénine
Le chocolat de chez Pouchkine
C'est, c'était loin déjà

Que ma vie me semble vide
Mais je sais qu'un jour à Paris
C'est moi qui lui servirai de guide
Nathalie
Nathalie

 





À Paris, nous avons Château Rouge.

 

Et le Livret A est rouge….












































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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 19:24




Bleu



 

Bleu, bleu, Paris vit à l’heure bleue.



Le coup de blues frappe dès son arrivée la Tour Eiffel aux heures pleines, pendant cinq minutes.



 

Petite dame de Fer revêtue d'une cape étincelante aux couleurs européennes, fournie par AREVA, le 1er juillet 2008, quand la France s’apprêta à présider l’Union pour une durée de six mois.

 









La capitale est réglée moins sur l’heure de Bruxelles que celle du blues : actuellement
entre 17h39 et 18h11 :

http://www.deltadelta.de/nmz/blauestunde.html

 

 Une note bleue résonne dans la ville.

 

Le cinéaste polonais Krzysztof l’avait prévu en 1993 : BLEU. Avec Juliette Binoche et la chanson pour l’unification de l’Europe (Lion d’or à Venise).

 

  "Chanson pour l'unifcation de l'Europe"

 

  

À comparer avec l’enregistrement en bleu de Hanna Banszak (Youtube)




 




Les Blue devils, cortège d’idées noires, défilent devant les terrasses, figeant tout en bleu au passage : les tables et chaises, le lait…















 
 

Sans que les Parisiens n'y prissent garde, la couleur bleue s’est doucement installée.

 












 

Dans le canton de Berne, les Suisses aussi avaient trouvé que le bleu allait parfaitement à la France qu’ils présentèrent un jour bleu, le vendredi 19 septembre, au cours du festival bleu-blanc-rouge, «Festival du Film Français d'Helvétie ».  

 http://www.swissinfo.ch/fre/infos/culture/Bienne_bleu_blanc_rouge.html/

 http://www.fffh.ch/fr/programme/enuncoupdoeil/

 

 




Pour Guerlain, l’Heure Bleue a conservé tout son romantisme, similaire à l’atmosphère douillette régnant au couché du soleil dans le salon de ma mère. Les lumières n’étaient allumées qu’à la dernière limite, lorsque les enfants risquaient de renverser leur tasse de thé. Ambiance « zen allemand », dans les années ’50, rêves et nostalgie.



 

« Un soir d’été en 1911, Jacques Guerlain ressent un trouble intense. C’est l’heure suspendue, l’heure où le ciel a perdu son soleil mais n’a pas encore trouvé ses étoiles. Tous les éléments de la nature sont nimbés d’une lumière bleue. ».

En 1912, il crée son parfum L’heure Bleue, en hommage aux peintres impressionnistes.

« Encore de nos jours, la rumeur veut que cette fabuleuse senteur soit le parfum attitré de la Reine des Belges. » (Fabuleuse senteur, elle fait quand-même un peu vieillotte).

   http://www.guerlain.com/index.asp?page=

 

 




 

 

Même l'oeuvre de Buren se décline en bleu.






(Photo non retouchée, allez voir sur place !)



































Emil Nolde au Grand Palais
















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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 16:51
Complété le 2 novembre 2008, en bas de la page




Mesrine, tous les habitants de mon quartier savaient qu’il vivait ici. Avoir un caïd comme voisin, cela pouvait protéger de la petite pègre… Aussi, personne n’a voulu dénoncer celui qui changeait tous les jours de perruque.

 

Certains l’avaient côtoyé à la Chaumière et  profité de tournées générales.


 

(Bande-son téléchargée contre payement de 9,99 € : Votre commande sur VirginMega.fr a bien été prise en compte.

The Third Man / Le Troisième Homme (album).”

Extraits choisis : Anton Karas Performance At The London Club, The Big Ben Tune, Main Title/holly Martins Arrives In Vienna, Harry's Funeral.)



C’était l’époque du Commissaire Broussard, le bon confronté à la brute. Du grand cinéma policier.

 

Après moult mésaventures, il était temps de mettre un terme au jeu du chat et de la souris. Pour couronner la carrière du premier flic de France, il fallait offrir l’exécution de « l’ennemi public numéro un » en grand spectacle : les photographes faisaient partie du dispositif de la souricière.

 

De manière moins spectaculaire, on aurait pu attraper le fuyard sans verser la moindre goutte de sang à la sortie du garage qui débouche dans une rue à sens unique, peu fréquentée, à quelques mettre du carrefour de la Porte de Clignancourt,  à hauteur des stations de bus.

 

Mais on voulait l’avoir bien mort…

 

« Légitime défense » - cela excuserait les hommes de Broussard qui diraient que l’homme était un tueur avéré, sa BMW bourrée d’explosifs… La police a en effet été disculpée définitivement le 6 octobre 2006. Le broyage de la voiture, le 14 mai 2007, a effacé les dernières preuves.

 

Après le carnage du 2 novembre 1979 à 15 h 15, plusieurs années de suite des inconnus déposèrent à la date d’anniversaire un bouquet de fleurs au carrefour de Clignancourt, là où Jacques Mesrine a été abattu. Maintenant, les pèlerinages d’amis se limitent aux visites du cimetière à Clichy.

 

Durant le week-end du 15 août 2007, Jean-François Richet tourna la deuxième partie du film sur Mesrine qui sortira sur les écrans français le 19 novembre prochain. J’irai peut-être le voir pour le comparer à mon propre « film », bien que la critique soit sévère :

 

http://www.paperblog.fr/1146799/mesrine-a-la-sauce-pop-corn-movie/ 



Revoir les images du quartier de l’époque où ma fille avait trois ans, où j’enseignais l’allemand, puis comparer les prises de vues [corrigées par les nouvelles technologies informatiques] avec mes souvenirs, cela pourrait être amusant.

 

Parmi les spectateurs du tournage, beaucoup disaient avoir été présents en 1979, le jour de l’élimination de Mesrine. Je leur fis observer que moi aussi, je ne travaillais pas ce jour-là et étais venue sur les lieux où les arbres avaient déjà perdu leur feuillage, puisqu’on était en automne. Réaction d’un témoin infaillible : « Mais non, je me souviens, c’était pendant mes vacances, en août comme en cette année 2007! » - Encore une mémoire qui a flanché ! Méfions-nous des témoins oculaires.





La police d'hier et d'aujourd'hui. Premier reflexe du flic moderne : "Vous êtes un imposteur ?"










Charly, fier d'être reconverti en citoyen tranquille et de poser devant mon objectif.
Il supervisa le tournage et le scénario.


Il a aujourd’hui 66 ans.

 











46 minutes d’enregistrement audio réalisé en 2006 :

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Charlie+Bauer/video/xkfui_charlie-bauer-fractures-dune-vie_life

 

 

On peut le voir s’exprimer face à la caméra à propos des dernières élections où il dévoile ses convictions et projets, basés sur une grande culture générale :

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Charlie+Bauer/video/x1xjpt_charli-bauer_dating

 



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Premières notes prises en 2007 :

Distribution

  • Vincent Cassel : Jacques Mesrine
  • Gérard Depardieu : Guido
  •  Ludivine Sagnier : Sylvie Jeanjacquot
  • Cécile de France : Jeanne Schneider
  • Samy Naceri : un tôlard
  • Samuel Le Bihan : Michel Ardouin
  • Gérard Lanvin : Charly Bauer

 

http://www.leparisien.fr/home/loisirs/articles.htm?articleid=276175907

 

 

Grosse agitation depuis hier porte de Clignancourt pour « l'Ennemi public n°1»

"Sous haute surveillance, le réalisateur Jean-François Richet y tourne la séquence de la fusillade dans laquelle le gangster joué par Vincent Cassel trouve la mort.

Des DS couleur pastel traversant le carrefour, un autobus à plate-forme vert bouteille sur le bas-côté, des passants en imperméables beiges et pantalons de velours... Hier, la porte de Clignancourt (Paris XVIII e ) est revenue à la fin des années 1970. Plus précisément au 2 novembre 1979, date à laquelle Jacques Mesrine tomba sous les balles de la police.

Pour le tournage de « l'Ennemi public n° 1 », film de Jean-François Richet sur le célèbre gangster parisien, même le kiosque à journaux, les fast-foods et les arrêts de bus ont subi un lifting rétro. Dans un périmètre presque entièrement coupé à la circulation, la production a juché ses caméras sur des balcons et des échafaudages hauts de 5 à 6 m. Vers 11 heures, un mégaphone lance le ballet des DS, Renault 12 et Mercedes d'époque. Un fourgon bleu bâché coupe la route d'une BMW brune devant la station de métro. Plusieurs coups de feu claquent. Une dizaine de policiers armés affluent vers les victimes : Jacques Mesrine (interprété par Vincent Cassel) et sa compagne, Sylvie Jeanjacquot (Ludivine Sagnier).

« Nous, on adorait le truand »

Point d'orgue de cette superproduction de 35 millions d'euros, la scène sera répétée tout au long de la journée. Les quelque 300 badauds retenus derrière les barrières de sécurité tentent d'apercevoir les comédiens entre deux prises. Vers 12 h 30, Vincent Cassel, blouson de cuir et barbe fournie, émerge de la voiture. Ludivine Sagnier pointe le bout de sa tignasse rousse pour qu'on l'asperge de laque. En retrait, la doublure de Cassel attend dans son costume préalablement rembourré pour imiter la silhouette de l'acteur vedette, qui a pris 20 kg pour le tournage.

Certains curieux veulent voir les stars et d'autres revivre un événement auxquels ils ont assisté. « J'avais 9 ans quand Mesrine a été tué, raconte une brune gouailleuse. J'étais pas loin de la place avec mes parents. On a entendu les coups de feu. L'info est allée à une vitesse folle dans le quartier. » « Tout le carrefour était bouché, confirme Régis, 44 ans. A tel point que les secours ont eu du mal à arriver. » Jean-Claude, 58 ans, se trouvait là aussi : « Je buvais tranquillement un café. J'ai entendu des coups de pétard, puis des gens qui hurlaient : Attention, couchez-vous ! » Pour ces résidants du XVIII e , ce jour-là, le gangster a été piégé par la police. « Broussard (NDLR : le commissaire supervisait l'arrestation) voulait sa peau, Mesrine a été troué de 19 balles », s'énerve la jeune femme brune. « Le jour où ça s'est passé, toute la place avait été quadrillée. Le gouvernement a voulu punir Mesrine de s'être échappé du quartier de haute sécurité », poursuit Régis.
Anne-Marie, 61 ans, estime elle aussi que cette mort était préméditée : « Si Broussard n'avait pas voulu jouer au cow-boy, il aurait coincé Mesrine à la sortie de son garage, rue Belliard. »

Du braqueur qui a torturé, et revendiqué une trentaine d'assassinats, ces Parisiens ne conservent que la légende. « Il n'a pas tué au hasard, assure ainsi une dame du quartier.

C'était un grand bonhomme. » « C'était un brigand, mais il était contre les bourgeois et pour les pauvres », affirme Régis. « Mesrine et Broussard, c'était le truand et le gendarme, analyse
Anne-Marie. Nous, on adorait le truand. C'était tout le romantisme de l'époque. » Aujourd'hui encore, ces habitants nostalgiques et un brin amnésiques pourront revivre la mort de Mesrine porte de Clignancourt, où le tournage se prolonge toute la journée du 15 août, avant de la découvrir sur grand écran cet automne. "

 

 

Catherine Balle

 

 

 

 

Dommage, la journaliste n’a pas vraiment repris mes paroles. Je lui ai dit surtout que la mort du truand avait été décidée pour faire disparaître celui qui en savait trop et que j’aimerais bien connaître un jour ce que contenaient les documents dans la mallette. J’ai souligné qu’à l’époque, nous nous sentions en sécurité dans le quartier : la présence de Mesrine éloignait la pègre et la police.

 

Je ne crois pas que je sois « amnésique », selon les termes de Catherine Balle. Mesrine était certes un hors-la-loi, mais il était généreux avec les gens simples. Au bistrot hier, un autre témoin m’a dit : « Quand il rentrait au café, il était comme vous et moi, devenait un citoyen normal et laissait comme nous tous son métier à la porte. Il offrait des tournées à tout le monde. »

Des décennies après le massacre, la raison d’État est toujours la même : «La Cour de cassation a mis fin le 6 octobre 2006 à vingt-cinq ans de bataille procédurale en validant la confirmation en appel d’une ordonnance de non-lieu du juge Baudoin Thouvenot concluant à la légitime défense des policiers. » L’État a menti et ment toujours ! En 1979, la peine de mort n’était pas encore abolie, mais rien ne justifiait la mise à mort d’un malfrat par la police, sans jugement préalable. Mesrine en savait trop et l’État s’est vengé, sans indemniser les victimes.

N’oublions pas que c’était l’époque de Giscard, du SAC, de Barre, des avions renifleurs, du racket sur la Sécurité sociale, de Broglie et de l’affaire Boulin qui fut également assassiné, le 30 octobre 1979, contrairement à la thèse « officielle » du suicide.

 

Les plus gros truands en ces temps, c’étaient bien l’État et ses sbires…





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Dernière nouvelle : à 19 h aujourd'hui, TF1 a diffusé quelques imges des deux parties du film sur Mesrine. Durée du film : 2 heures 10 minutes, budget : plus de 4 millions d'euros. En raison de l'importance du budget, le film bénéficie d'un large écho, relayé aussi sur ARTE.

Voici des captures d'écran :














Le fils de Jacques, Bruno Mesrine






Dossier de Libération, plusieurs pages




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Le 2 novembre 2008, je me suis rendue à la Porte de Clignancourt à 15 h 15. Sur la place presque vide, je cherchais la rose, sans succès.













Alors, j'ai voulu voir si au moins il y avait des chrysanthèmes à Clichy. Je ne fus pas déçue. La tombe abondamment fleurie était entourée de visiteurs.

 

Deux jeunes femmes apportant des roses blanches m’ont dit qu’elles en avaient déposé une à la Porte de Clignancourt.























Je suis promptement retournée sur les lieux du crime où gisait en effet la rose.





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 13:32





25 euros le ticket d’entrée, un peu cher pour l’amateur d’insolites nouveautés qui souffre déjà avant l’ouverture de torticolis.

 

Dans la Cour Carrée du Louvre, aux Tuileries et ailleurs, on peut cependant saisir quelques instants, offerts gracieusement.

 

Cette année, la FIAC est envahie par des artistes et visiteurs allemands dont j’ai rencontré au hasard quelques spécimens fixés par l’objectif de mon Cyber-shot.

 

Le couple d’Allemands BCBG de Münster avait fait le déplacement pour assister jeudi à la performance de leur compatriote, Franz Erhard Walther, dont ils possèdent une création accrochée parmi d’autres dans leur cuisine (Les germanophones peuvent le vérifier en ouvrant la vidéo jointe). Être exposé parmi les odeurs de rôti de veau, c’est moins pénible que d’être relégué au petit coin…


 


 

 

Au jardin des Tuileries, les œuvres joignent l’utile et l’agréable : plein de cabanes habitables, une machine à faire briller les chaussures (bien utile pour se débarrasser de la poussière des allées), une baignoire, des sacs de sable avec herbe en germination…

 

J’ai déniché aussi deux œuvres non signées – mais ce n’est peut-être pas de l’art moderne officiel, comme la théière de ma cuisine.

 

Le soir venu, d’autres Allemands racontèrent aux canards du grand bassin leurs impressions. Le voyage à Paris les a ravis.

 

Après le 26 octobre, ce sera déjà fini.

 

 

 

http://www.fiac.com/walther-bio-fr.html

 

Franz Erhard Walther est né en 1939 en Allemagne. Après avoir suivi une formation en Arts Appliqués puis à l'Ecole des Beaux-Arts d'Offenbach, l'artiste s'inscrit à la Kunstakademie de Düsseldorf. Il conçoit alors la forme à partir de l'action, celle de l'artiste lui-même ou celle du spectateur. Poussant au plus loin les principes de l'Art informel, la démarche artistique de Franz Erhard Walther est en effet de concevoir des objets et des situations qui peuvent être complétés par le corps d'une personne (qu'il s'agisse de l'artiste ou de figurants). En invitant le public à matérialiser l'œuvre, l'artiste souhaite l'impliquer, le responsabiliser dans la création, lui demander un engagement à la fois physique et mental.

 



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