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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 20:13

 Actualisé le 12 juin 2010 par l'ajout d'une publicité.

 

 

Les Argentins sont en train d’apprendre la célèbre chanson Stewball d’Hugues Aufray et  Pierre Delanoë :

Il s'appelait Stewball, c'était un cheval blanc
Il était mon idole et moi j'avais dix ans.

Notre pauvre père pour acheter ce pur-sang
Avait mis dans l'affaire jusqu'
à son dernier franc.

Il avait dans la tête d'en faire un grand champion
Pour liquider nos dettes et payer la maison.

Il croyait à sa chance, il engagea Stewball
Par un beau dimanche au grand prix de Saint-Paul.

Je sais, dit mon père, que Stewball
va gagner
Mais après la rivière Stewball est tombé.

Quand le vétérinaire d'un seul coup l'acheva
J'ai vu pleurer mon père pour la première fois.

Il s'appelait Stewball, c'était un cheval blanc
Il était mon idole et moi j'avais dix ans.

  et voici le résultat, le 12 juin 2010 :

 

Qui était Stewball ? Vérification faite auprès de l'artiste, Stewball était en fait une pie blanche et noire que l'artiste encore enfant avait apprivoisée !  

 

(http://music-lovers.over-blog.com/categorie-10390481.html)


Pourquoi avoir transformé dans la chanson le cheval pie en cheval blanc ? Essayez un peu de faire rimer dix ans et pie blanche et noire… Mais peut-être, les taches noires peintes sur la robe pour faire plus joli furent effacées  par la pluie et qu’à l’origine le cheval était blanc, toujours est-il que l’équidé bicolore a son portrait au Louvre :

  P1130986


P1130985

Le cheval a depuis des temps immémoriaux accompagné l’histoire des hommes.

Je me souviens de mon arrivée à Paris, en 1973. Les premier mois, j’occupais une chambre d’hôtel à 25 francs la nuit, chez « Mémé », la patronne de l’Hôtel Istria. Saïd, le jeune veilleur de nuit iranien, s’étais pris d’amitié pour moi et partagea son pain, ses joies et peines avec moi. Un jour, il dit avoir fait une excellente affaire en achetant un piano avec cadre en bois dans une salle de vente. Après l’avoir fait transporter péniblement à sa chambre de bonne, il s’aperçut que l’instrument n’était bon qu’à encombrer la pièce.

Saïd se rendait souvent aux enchères dans l’espoir d’y trouver le trésor qui le sortirait de la misère. Après une longue absence, il reprit son travail à l’hôtel, l’air abattu. Il avait acheté un cheval qu’il fit monter, comme le piano, par l’escalier au 6e étage, n’ayant pas d’autre endroit pour l’abriter. Saïd prit encore des congés, afin de pouvoir entrainer son futur champion de courses dans un pré de la banlieue parisienne. Vainement, il essaya de guérir sa  monture : elle continuait de boiter à chaque pas. Le pauvre cheval fut relâché dans la campagne et Saïd avait perdu ses maigres économies.

Saïd était mon meilleur ami durant ma première année à Paris. Il était l’un de ceux dont les Allemands disent : « Mit ihm kann man Pferde stehlen » (« avec lui, on pourrait voler un cheval », ce qui veut dire qu’il assiste  l’ami pour le meilleur et le pire).

 

  Je ne suis montée qu'une fois à cheval, n'ai pas plus souvent parié, mais suis fréquemment allée aux champs de courses, le plus éloigné est celui d'Hong Kong où se sont déroulé les épreuves des derniers JO qui permirent aux Allemands de remporter de précieuses médailles.

 

Les courses à Hong Kong

20 mai 2001

Le programme de la journée exige une tenue correcte, puisque nous seront accueillis au salon du Hong Kong Jockey Club. La cagnotte du jour est estimée à 80 millions de HK$. Le salon des visiteurs se trouve au 6e étage,  bien entendu climatisé. L'énorme buffet présente un vaste échantillon des meilleures réussites culinaires. Dès notre arrivée, nous recevons un petit porte-monnaie, une casquette, un porte-clés, journaux et brochures détaillées qui permettront de miser sur le bon cheval. En dehors des courses et de quelques apparitions de la fanfare, il n'y pas d'autres animations. Sur deux écrans dans la salle de restaurant, un écran géant sur le  terrain, les joueurs suivent les compétitions. Les résultats sont affichés dès le franchissement du poteau d'arrivée, il n'y a pas eu de disqualification ou de contestation. Les commentaires et annonces diffusées par haut-parleurs sont faits exclusivement en cantonais. Tout le monde attend la 8e course de trophée sur 2.400 mètres, avec enjeu de 6.000.000 HK$. La course de chevaux de plus de 3 ans fut finalement gagnée par un Australien, D. Harrison sur Oriental Express du propriétaire Larry C.K. Yung, suivi en deuxième position du jockey français Eric Legrix sur Rainbow And Gold, du propriétaire Hui Chun Fui (gains remporté au préalables : 2.151.000 HK$). Mais le trop célèbre Yves Saint-Martin n'arrive qu'à la sixième place. La presse locale du lendemain n'est pas tendre ; les journalistes auraient demandé au fameux champion, pourquoi il avait osé monter à cheval. Il aurait mieux fait de s'abstenir. Il s'excusa : "Je ne connaissais pas ce cheval". Le cheval, Housemaster, dont le propriétaire est Larry C. K. Yung, avait pourtant déjà remporté 7.368.823 HK$. Sous les loges et gradins se trouve l'immense salle des parieurs. Assis comme dans une salle d'attente à peine rafraîchie par trois ventilateurs, des milliers de personnes comparent leurs chiffres avec ceux défilant sur les écrans. Il n'y a que le gain qui compte, les joueurs n'ont aucun regard pour les chevaux. Le pesage se trouve d'ailleurs complètement à l'opposé, à plus de 500 m, et nous n'y avions pas accès, malgré notre badge VIP. Notre guide a gagné 1.500 HK$, les autres ont perdu, entre 1.000 et 10.000 HK$ environ. Une jeune Australienne née sous le signe du serpent à Brisbane a empoché 300 HK$.

 

 

 

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