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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 15:25

Trois vieilles  couleurs françaises et leur nouvelle symbolique :

BLEU, comme mensonge. - Les Allemands disent : « Mentir à  faire tomber le bleu du ciel »

BLANC, comme neige : la France n’a rien à se reprocher !

ROUGE, comme colère : Le Président est rouge de rage. Son peuple rouge de honte ?

Je suis de moins en moins sûre de pouvoir m’identifier à ces couleurs-là  J

 P1160895

Lors de sa  conférence de presse le 16 septembre 2010  - répondant pendant plus de quarante minutes à seulement trois journalistes sélectionnés, ridiculisés – le chef d’État de la France a fait une nouvelle fois la démonstration de sa désinvolture  à l’égard de la vérité.

Nous serions bien mal renseignés, si nous nous contentions du discours du Président et des résumées journalistiques. C’est à la source qu’il nous faudra puiser les informations.

Extraits des questions-réponses prononcées lors de la  conférence de presse d’Angela Merkel, à l’issue du Conseil européen, du 16 septembre 2010.

Traduction : Anne-Marie

ANGELA MERKEL :

 « Nous avions à la suite une discussion prolongeant la question des Roms et les propos échangés entre la France et la Commission européenne. À cet égard, nous avons retenu unanimement quatre points qui, je pense, sont importants pour trouver un consensus sur le sujet ; premièrement qu’il est légitime et du devoir de la Commission d’examiner que les États-membres respectent le droit communautaire.

 Deuxièmement, tous ensemble, nous avons pris bonne note et approuvé la déclaration faite par le Président au nom de tous les membres de la Commission.

Troisièmement, nous avons réaffirmé la nécessité d’un respect mutuel entre la Commission et le Conseil européen, condition essentielle à une coopération fructueuse.

Quatrièmement, nous avons déclaré que nous débattrons de  la question des Roms lors du Conseil du mois d’octobre. -  C’est tout ce que j’ai à dire. »

QUESTION : Madame la Chancelière, on dit que pendant le déjeuner, il y aurait eu « des éclats » quand Sarkozy affrontait le président de la Commission. Cependant, lors de sa conférence de presse, il y a quelques minutes, le président français souligna une nouvelle fois que les procédures des expulsions en France se déroulent en totale conformité avec les lois européennes – c’est ce qu’il dit. Pouvez-vous nous parler un peu de ce déjeuner ? De quel côté étiez-vous ? Dans quelle ambiance se trouva le Conseil ?

LA CHANCELIÈRE MERKEL : Tout d’abord, le repas était réussi en ce qui concerne les mets. Ensuite, je pense qu’il est important dans une situation marquée par un duel verbal en public, que nous puissions de nouveau en parler. J’ai fait comprendre que je n’avais trouvé bien choisi ni le ton, ni les termes de la Commissaire. Cependant, nous n’avons pas abordé le fond, car nous avons dit : Il est incontestablement le devoir de la Commission d’examiner que les lois communautaires soient respectées, et si elle souhaite faire une enquête, elle en a parfaitement le droit – ce qu’affirma par ailleurs le président français. Mais le président français a exprimé aussi son point de vue à lui. Comme je viens de vous le dire, le ton n’était pas approprié, le choix des mots non plus. Les différentes institutions doivent se côtoyer avec respect, comme je l’ai dit. Ceci est très important à mes yeux.

 

QUESTION : Madame la Chancelière, le président français – nous l’avons entendu – a de nouveau à plusieurs reprises sévèrement condamné le procédé de Vivian Reding. Diriez-vous que cette querelle pèsera sur la Commission et la coopération, en laissant des traces et que cela restera encore sur la table ?

…..

LA CHANCELIÈRE MERKEL : Premièrement, je crois que la discussion a été menée justement pour en tirer des conclusions. Je vous les ai nommées. Le Président du Conseil, au nom de nous tous, les a formulées et je n’ai pas entendu d’objection. Je suis donc convaincue que nous pourrons coopérer comme par le passé de manière sereine et intelligente, je l’espère vivement.

QUESTION : Madame la Chancelière,  j’insiste à la suite de mon collègue : Vous disiez que le repas était délicieux. Mais comment était l’ambiance ? Quel fut notamment le ton entre Monsieur Barroso et Monsieur Sarkozy lors de ce débat ? Qui le premier et avec quel argument a clos le sujet ?

LA CHANCELIÈRE MERKEL : Je n’interviens pas ici pour rapporter l’ordre des prises de paroles ; apparemment des collègues se sont déjà exprimés. Il s’agissait en effet d’une discussion décrivant clairement la situation. Pas seulement le Président de la Commission et le Président français y ont pris la parole, il s’agissait pour nous d’une part de distinguer bien Conseil et Commission, de cerner leurs différentes obligations et les rôles,  et d’autre part, de clarifier les relations entre nous. Tout ce que je pourrais ajouter ne serait que répétition – ce que je voudrais éviter.

….

QUESTION : J’aimerais savoir à quel moment vous avez été informée du  démantèlement des camps de Roms en France. Le Président français a déclaré qu’il vous en a déjà parlé à l’automne en Allemagne.

 

LA CHANCELIÈRE MERKEL : Franchement, je ne peux pas vous indiquer le moment exact. Je sais qu’il y avait eu des problèmes. Il y en avait aussi en Italie, on en a parlé à quelques reprises. Mais je ne peux vous donner de date précise.

(source : link )

 

Le discours de Viviane REDING

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=SPEECH/10/428&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en

 

La conclusion du Président de la Commission européenne :

A comparer avec les déclarations de Nicolas Sarkozy :

 

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