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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 02:01

« J’irai comme un cheval fou » a été réalisé par Arrabal en 1973, l’année où je me suis installée à Paris.

 

Le film montre un Paris très laid en contraste avec le désert dans lequel le héro en fuite s’était perdu. L’homme persécuté à bout de forces s’était effondré dans le sable, conscient qu’il allait mourir de faim et de soif. Surgit alors au milieu d’un rêve un petit indigène qui fit jaillir de l’eau, transforma des crottes de chèvres en roses, puis en met délicieux. Au bout de quelques semaines passées loin de toute civilisation, le Français proposa au Bédouin devenu son premier véritable ami de vivre avec lui dans la plus belle ville de la planète, ce que le dernier accepta à condition de pouvoir amener sa chèvre. Cependant, l’homme du désert n’aperçut que de sordides images de Paris pendant le trajet en taxi depuis Orly. La première chose qu’il demanda à son nouvel ami, c’était un pâturage pour sa chèvre. Le Parisien, reconnaissant au Bédouin de lui avoir sauvé la vie et offert son affection, voulait exaucer tous les vœux. Il fit immédiatement remplacer la moquette de son appartement huppé par du vrai gazon...

 

Un peu plus tard, j’ai vu pour de vrai un cheval fou qui avait désarçonné son cavalier, un Garde Républicain, du côté de la place de l’Alma – événement exceptionnel dans les années 70. à l’époque, certaines allées cavalières étaient encore fréquentées, mais l’une après l’autre, les écuries des beaux quartiers se transformèrent en garages, voire en logements.

 

Restent les champs de courses et quelques tournages ou préparations de spectacles – en faisant abstraction des montures pour gendarmes ou de la Garde Républicaine - pour fournir le précieux crottin de cheval aux jardiniers amateurs.

 




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